dernières brèves
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La visite de la mort pourra attendre. Tissé lestement autour du producteur musical sur le déclin Bennie Salazar, le livre de Jennifer Egan A Visit from the Goon Squad n'est pas tant un roman qu'un enchaînement de nouvelles. Les premiers chapitres peuvent laisser croire que le thème général de l'oeuvre portera sur la musique, mais dans les faits, chaque fragment pourrait pratiquement être lu indépendamment de ce qui a précédé ou va suivre, tant le style et l'approche des différentes parties du texte est original et maitrisé. Au cours de la lecture, une certaine ambiance morbide peut être décelée (et d'ailleurs l'expression "goon squad" désigne l'approche de la mort), et plusieurs allusions au 11 septembre 2001 parsèment l'oeuvre, mais on prend un tel plaisir à s'abandonner à chacun des chapitres que la vue d'ensemble est abandonnée au profit de la vision rapprochée. |
par Gabriel Gaudette 19 aoû |
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La première énigme Lionel Bourg est de ces écrivains français contemporains qui, dans le silence, la discrétion, ont construit une œuvre déjà importante, à tous les sens du terme. Pour l'essentiel journalistiques, les rares critiques qui se sont penchés sur cette œuvre évoquent la «quête autobiographique», «la recherche du temps perdu», «la naissance à soi», axes thématiques ou formels qui apparaissent nettement à la lecture. Mais L’engendrement, ouvrage paru en 2007 aux éditions Quidam, permet de donner à cette naissance, à cette vie surgissante, une tout autre orientation. |
par Lapeyre-Desmaison, Chantal 04 fév |
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Le paria L’autofiction constituerait ainsi une tentative d’échapper à ce cynisme caractérisé entre autres par la résignation confortable à l’impuissance de la littérature et de la pensée. L’autofiction, une certaine pratique de l’autofiction, se définirait donc par un désir d’agir sur le monde à travers le jugement qu’elle dirige contre lui. C’est précisément à l’aune de cette volonté d’agir sur le monde qui sous-tend, contre toute attente, le projet autofictionnel que j’aimerais lire Deuils cannibales et mélancoliques. |
par Boulanger, Julie 22 déc |
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Raconter son histoire pour en donner une à celles qui n’en ont pas Martine Delvaux écrit pour ne pas oublier la vie d’une petite fille qui naît dans un monde sans hommes quelque part sur la 417, à la campagne : «on disait la campagne pour ne pas dire les pervers et les fous dans les champs le long de l’autoroute». Une de ces campagnes minables où le secret était, à la fois, frappé d’une interdiction morale et dans les faits omniprésent.
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par Hope, Jonathan 11 déc |
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Lire les dédales d’un étrange labyrinthe Perdu dans un supermarché regroupe vingt-deux nouvelles placées sous le signe des identités narratives troubles. Vingt-deux nouvelles qui présentent autant de situations étranges face auxquelles le lecteur ne sait pas toujours comment réagir. Vingt-deux nouvelles qui font penser, d’une certaine façon, à celles de Kafka, de Borges et de Cortázar.
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par Landry, Pierre-Luc 03 déc |
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Portrait de l’athlète en mouvement Dans cette histoire simple, d’apparence linéaire, s’entrecroise pourtant toute une réseautique de croisements narratifs pour, au-delà du politique, esquisser le devenir d’un homme: métaphysique de l’athlète. Ainsi, de son sujet, l’écriture cherche à épouser les poussées d’intensité et les métamorphoses. En cela elle déploie sur une trame linéaire des constellations d’affects et de mouvements invisibles, fouillant toujours plus avant une expérience intérieure qui, pour beaucoup, transite par un exercice de portrait peut-être plus près de l’expressionnisme abstrait que de toute forme de photographie. |
par Bernard, Christophe 25 nov |
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Consentir à l'illusion Les mécanismes discrets du récit font place, dans la troisième partie du roman, à un discours métalittéraire sur la vraisemblance et le réalisme. Comme dans ses romans précédents, Toussaint offre une réflexion sur la teneur du réel et sa représentation littéraire. Le narrateur s'interroge sur l'acte créateur, le rapport entre réalité et imaginaire.
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par Simard-Houde, Mélodie 17 nov |



